Dernier rempart et véritable pilier de la sélection tchèque, Petr Cech affronte avec la République tchèque, mercredi à Genève, le Portugal, dans le Groupe A de l'Euro 2008. Victime d'une grave blessure à la tête il y a un an et demi, l'indispensable gardien des Blues incarne, aujourd'hui, les espoirs du peuple slave, notamment après sa performance réalisée en match d'ouverture face à la Suisse.
16 octobre 2006... Ce jour-là, la carrière de Petr Cech a bien failli prendre fin, sur la pelouse de Reading, après que Stephen Hunt l'eut violemment percuté à la tête. Jose Mourinho, qui officiait à l'époque sur le banc des Blues, lâchait même après la rencontre: "Petr Cech a eu de la chance de survivre." Vingt mois et une fracture du crâne plus tard, le géant tchèque a déjà fait forte impression à l'Euro pour les débuts de sa sélection face à l'un des deux pays hôtes, la Suisse (1-0). Les hommes de Karel Bruckner, lymphatiques et atones, peuvent en effet remercier leur coéquipier, auteur d'un match énorme, et sans qui, la rencontre face au Portugal, mercredi à Genève, aurait pris une toute autre allure.
C'est dire si le natif de Plzen, située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Prague, a éclaboussé de sa classe un lever de rideau bien triste, au cours duquel les dix autres acteurs slaves ont livré une bien pâle copie. A l'exception du capitaine, Tomas Ujfalisi, seul Tchèque à tenir la distance, Jan Koller et consorts ont été incapables de mettre un semblant de rythme, s'en remettant trop souvent aux parades de leur dernier rempart. Grâce à leur unique et veine occasion concrétisée par l'entrant, Vaclav Sverkos, les dures labeurs de Petr Cech ne se sont pas révélées caduques.
Une réussite qui n'a pas toujours été de mise cette année tant le Tchèque a enchaîné pépins physiques et bourdes inhabituelles. Petr Cech a en effet vécu sous le maillot des Blues, l'une des saisons les moins abouties de sa carrière. Une trajectoire qui pouvait laisser sceptique ses plus acerbes contempteurs à l'approche de l'Euro, mais il en fallait davantage pour déstabiliser le joueur, âgé de 26 ans. Pour preuve, à quelques heures de défier le Portugal sur la pelouse du Stade de Genève, Petr Cech paraît porter à bout de bras toute une nation.
Mais voilà, nulle citadelle n'est imprenable et l'imperméabilité de l'ancien rennais ne saurait rester infinie. D'autant que les Tchèques affrontent, pour leur deuxième match dans cet Euro, de redoutables Portugais, à la puissance de frappe certaine, symbolisée par le Soulier d'or européen Cristiano Ronaldo. "Pour moi, le Portugal est le favori du groupe. C'est une grande équipe avec un grand entraîneur, et beaucoup d'expérience. Cristiano Ronaldo a le feu, sans parler de Deco et Ricardo Carvalho. C'est toujours une bonne équipe," reconnaissait d'ailleurs le Tchèque, peu avant le début de la compétition.
Un avis partagé par son capitaine, Tomas Ujfalusi, pour qui la rencontre face aux hommes de Luiz Felipe Scolari sera totalement différente que celle disputée face à la Suisse. "Les Portugais sont d'un tout autre niveau par rapport à la Suisse. Ils possèdent des joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens. Tu peux difficilement trouver meilleur opposition." Le décor est donc planté pour ce match à l'issue duquel, l'une des deux formations pourrait d'ores et déjà se qualifier pour les quarts de finale de l'Euro.
Et c'est précisément - au moins - ce stade de la compétition que Petr Cech espère atteindre avec sa sélection. "Nous avons une bonne équipe et nous pouvons viser les quarts. C'est notre objectif. On verra ce qui se passe après ça." Trente deux ans après le dernier sacre tchécoslovaque sur la scène européenne*, Petr Cech se verrait bien en guide de la nation. A condition que ses coéquipiers mettent la main à la patte !
* En 1976, la Tchécoslovaquie remportait le championnat d'Europe en battant en finale la RFA (2-2, 5 tirs au but à 3).
16 octobre 2006... Ce jour-là, la carrière de Petr Cech a bien failli prendre fin, sur la pelouse de Reading, après que Stephen Hunt l'eut violemment percuté à la tête. Jose Mourinho, qui officiait à l'époque sur le banc des Blues, lâchait même après la rencontre: "Petr Cech a eu de la chance de survivre." Vingt mois et une fracture du crâne plus tard, le géant tchèque a déjà fait forte impression à l'Euro pour les débuts de sa sélection face à l'un des deux pays hôtes, la Suisse (1-0). Les hommes de Karel Bruckner, lymphatiques et atones, peuvent en effet remercier leur coéquipier, auteur d'un match énorme, et sans qui, la rencontre face au Portugal, mercredi à Genève, aurait pris une toute autre allure.
C'est dire si le natif de Plzen, située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Prague, a éclaboussé de sa classe un lever de rideau bien triste, au cours duquel les dix autres acteurs slaves ont livré une bien pâle copie. A l'exception du capitaine, Tomas Ujfalisi, seul Tchèque à tenir la distance, Jan Koller et consorts ont été incapables de mettre un semblant de rythme, s'en remettant trop souvent aux parades de leur dernier rempart. Grâce à leur unique et veine occasion concrétisée par l'entrant, Vaclav Sverkos, les dures labeurs de Petr Cech ne se sont pas révélées caduques.
Une réussite qui n'a pas toujours été de mise cette année tant le Tchèque a enchaîné pépins physiques et bourdes inhabituelles. Petr Cech a en effet vécu sous le maillot des Blues, l'une des saisons les moins abouties de sa carrière. Une trajectoire qui pouvait laisser sceptique ses plus acerbes contempteurs à l'approche de l'Euro, mais il en fallait davantage pour déstabiliser le joueur, âgé de 26 ans. Pour preuve, à quelques heures de défier le Portugal sur la pelouse du Stade de Genève, Petr Cech paraît porter à bout de bras toute une nation.
Mais voilà, nulle citadelle n'est imprenable et l'imperméabilité de l'ancien rennais ne saurait rester infinie. D'autant que les Tchèques affrontent, pour leur deuxième match dans cet Euro, de redoutables Portugais, à la puissance de frappe certaine, symbolisée par le Soulier d'or européen Cristiano Ronaldo. "Pour moi, le Portugal est le favori du groupe. C'est une grande équipe avec un grand entraîneur, et beaucoup d'expérience. Cristiano Ronaldo a le feu, sans parler de Deco et Ricardo Carvalho. C'est toujours une bonne équipe," reconnaissait d'ailleurs le Tchèque, peu avant le début de la compétition.
Un avis partagé par son capitaine, Tomas Ujfalusi, pour qui la rencontre face aux hommes de Luiz Felipe Scolari sera totalement différente que celle disputée face à la Suisse. "Les Portugais sont d'un tout autre niveau par rapport à la Suisse. Ils possèdent des joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens. Tu peux difficilement trouver meilleur opposition." Le décor est donc planté pour ce match à l'issue duquel, l'une des deux formations pourrait d'ores et déjà se qualifier pour les quarts de finale de l'Euro.
Et c'est précisément - au moins - ce stade de la compétition que Petr Cech espère atteindre avec sa sélection. "Nous avons une bonne équipe et nous pouvons viser les quarts. C'est notre objectif. On verra ce qui se passe après ça." Trente deux ans après le dernier sacre tchécoslovaque sur la scène européenne*, Petr Cech se verrait bien en guide de la nation. A condition que ses coéquipiers mettent la main à la patte !
* En 1976, la Tchécoslovaquie remportait le championnat d'Europe en battant en finale la RFA (2-2, 5 tirs au but à 3).
